mercredi 5 juin 2013

PaLab, AcCible et ses partenaires se mobilisent sur tout le territoire numérique

Dialoguons  autour des besoins pour l’apprentissage dans les environnements numérisés


Mercredi 19 juin 2013,
PaLab, AcCible et ses partenaires se mobilisent sur tout le territoire numérique.


Que peut faire et que ne peut pas faire un individu dans l’espace numérique qui s’offre à lui ? De quelle manière les usages de la formation complexifient ou pas  l’accès aux ressources et impactent les droits individuels ? L'équipe du projet “Arbre à Palabres”, vous invite le mercredi 19 juin 2013 à une journée d'expression autour de la thématique de l’apprentissage dans les environnements numérisés.


Actuellement au cœur de la formation et de l’emploi, les discours se construisent autour du mythe de l’homme capable, celui qui à partir d’un outil informatique, pourrait tout faire et tout apprendre. Dans le même temps, chaque personne est condamnée à se former tout au long de sa vie (acquérir des diplômes, des certifications, des compétences pour travailler, anticiper les mutations et s’adapter aux changements...) pour subvenir à ses besoins et  parvenir à s'insérer dans le monde économique.
L’engagement dans l'apprendre à apprendre, véritable responsabilité individuelle, entraîne des changements majeurs : il implique que les systèmes de formation, notamment en ligne, deviennent inclusifs et il suppose que les usages, devenus collaboratifs et participatifs, puissent intégrer la participation de tous et de chacun.


Participez à l'événement …


Afin d'accompagner ces changements, l'équipe de l'Arbre à Palabres vous propose de participer à une collecte de témoignages exprimant des besoins pour l'apprentissage dans les espaces numérisés. Le mercredi 19 juin, tout le monde peut s’exprimer via une page dédiée PaLab et répondre à la question suivante:
Les outils (ordinateurs, tablettes, Internet...) et supports numériques m'aident à apprendre si....
Des réseaux sociaux aux outils papiers, tous les moyens sont mobilisés pour nous rapprocher du plus grand nombre. Chaque réponse est une pépite : elle est l’expression d’un besoin pour l’apprentissage dans un environnement numérisé.
Les contributions recueillies lors de l'évènement permettront de créer une cartographie des besoins pour les apprentissages dans les espaces numérisés. Celle-ci sera la base d’un dialogue citoyen sous l’arbre à palabres.


… Et soyez notre partenaire !


Penser interpeller les populations sans vous solliciter n’a pas de sens.  Véritable médiateur de notre projet, vous encouragez ceux que vous connaissez à participer.
Ensemble, nous pouvons construire cette base de données qui fera progresser nos connaissances pour évoluer vers une formation numérisée inclusive.
En vous inscrivant dans ce projet et en le faisant connaître, vous participez à l’élaboration d’un outil d’aide à la décision pour les concepteurs de formations en ligne.


L'équipe de l'Arbre à palabres :
Elle est constituée de professionnels de la formation et de l'insertion. Mais surtout d'individus soucieux de développer de nouvelles approches en conception de formation et de placer la personne dans sa singularité, au centre des préoccupations et des dispositifs. La philosophie de son projet est de créer le dialogue et la rencontre autour des besoins pour l’apprentissage appuyé par le numérique.


Une équipe :
Corinne Allavoine-Morin
Pôle France
Elsa Matilla, Brigitte Friang, Sarah Clerquin, Madeline Henri, Maguelone Guillemin
Vincent Datin, Vincent Lissillour
Pôle Afrique
Tété Enyon
Pôle Canada
Jean-Claude Plourde


Contact :
Équipe communication France :
Corinne Allavoine-Morin, Brigitte Friang, Elsa Matilla et Vincent Datin
twitter : @palabcontact

lundi 3 juin 2013

De l’accessibilité des moocs… financement, autonomie, tutorat, temps d’apprentissage. Par Jacques Rodet

J’ai rédigé ce billet suite au visionnage de l'enregistrement du bar en ligne de l’association ADUTICE consacré aux témoignages de Gilles Lepage et Jean Vanderspelden sur les moocs ReSOP et ABC Gestion de projet.


J’ai bien noté qu’à défaut de modèle économique clairement énoncé (mais les initiateurs des moocs évoqués ne se sentent-ils pas déjà "payés" par la renommée d’être les premiers ?), ces moocs avaient pu fonctionner grâce à la générosité et une très grande implication temporelle de leurs animateurs. Jean-Luc Peuvrier a posé judicieusement la question de la pérennité d’une telle gestion des ressources humaines au sein des moocs. Elle reste sans réponse pour l’instant. Encore que… 

La gratuité semble aujourd’hui parée de toutes les vertus. Celle des moocs est présentée comme l’élément déterminant de l’accessibilité de la formation à tous, à tout moment. J’ai bien peur que l’on oublie que tout ce qui est gratuit est souvent considéré sans valeur et que l’achat d’une formation matérialise une première forme d’engagement de l’apprenant. Il existe bien d’autres moyens que la gratuité pour que le prix ne soit pas un obstacle à l’inscription : bourses, prix modulé selon le revenu de la personne, péréquation, etc. 

La gratuité, tout comme les prix bas, provoquent généralement une précarisation des salariés  et une baisse de leurs revenus. Cela abouti, parfois, comme dans le cas des usines textiles, à des conditions de travail indignes. La gratuité de la formation, qui plus est mondialisée, ne risque-t-elle pas de détruire les conditions d’exercice des métiers de formateur et d’enseignant ? Est-ce réellement souhaitable ? Finalement, la gratuité profite-t-elle réellement à l’usager, enclin, du fait même de la gratuité, à accepter la transmission de ses données, à supporter la publicité et parfois une qualité moindre, ou profite-t-elle davantage aux organisateurs "philanthropes" ? 

Il est toujours possible de trouver des personnes qui accepteront des conditions d’exercice de leur métier dégradées, dérèglementées, ouvrant la porte à la déqualification acceptée et au final à la baisse de la qualité. Est-ce une raison pour le souhaiter et le faciliter ? 

Dès lors que les moocs ambitionnent d’être des formations de qualité, leurs organisateurs ne peuvent faire l’impasse des compétences des animateurs et donc de rémunérations dignes. Ces compétences sont bien proches de celles des tuteurs à distance (je note que le terme tutorat n’a pas été prononcé une seule fois durant ce barcamp…). L’expérience me montre que bien peu de formateurs et d’enseignants développent spontanément ces compétences qui supposent également un décentrage par rapport à leurs pratiques habituelles. Or, le tutorat est peu pratiqué dans les moocs, lorsqu’il l’est, c’est de manière plus généreuse que professionnelle, impliquant le surinvestissement des animateurs (modalité non pérenne). Ceci est directement la conséquence d’un défaut de conception des services d’accompagnement des apprenants des moocs (je ferai quelques propositions sur ce plan aux JEL) et un pari, dont la côte est bien élevée, sur l’émergence spontanée du tutorat par les pairs. 

Je remarque par ailleurs que le tutorat par les pairs fonctionne bien lorsque les pairs se reconnaissent et les témoignages de Gilles et Jean évoquant des rencontres avec quelques personnes, parfois retrouvées de mooc en mooc, renforcent ce constat que l’on peut faire dans les dispositifs de FOAD. Une question centrale pour les moocs est de savoir si le tutorat par les pairs supporte la massification. Je ne parle pas là de quelques centaines ou milliers d’apprenants (encore que…) mais de centaines de milliers d’apprenants. 

Toutefois, le tutorat par les pairs, même s’il émergeait positivement dans les moocs, a peu de chances de répondre à tous les besoins de support à l’apprentissage de tous les apprenants. Je ne prendrai qu’un exemple. Il est significatif que 61,7% des participants du mooc ABC gestion possédaient au moins un Bac+5 (Bachelet, Rémi (2013). Evaluation par les pairs au sein du mooc ABC de la gestion de projet : une étude préliminaire. http://ateliermooceiah2013.files.wordpress.com/2013/05/bachelet.pdf). Ces participants ont donc un vécu qui leur confère un bon niveau d’exercice de leur autonomie comme apprenant. Dès lors que les moocs veulent s’adresser à tous, et pas seulement aux Bac+5, et donc à des personnes confrontées à devoir progresser en autonomie, il est nécessaire que les organisateurs prévoient des services de tutorat permettant l’étayage et le desétayage progressif. Ne pas le faire, c’est simplement considérer l’autonomie comme un prérequis, ce qui, nous le savons depuis longtemps dans les FOAD, est une chimère et une cause importante des taux d’échec élevés. L’accessibilité des moocs ne peut donc être réduite à l’aspect économique mais devrait également être considérée à l’aune de la capacité de ces dispositifs à accueillir des publics de niveau très disparates.  

Une des autres conditions de l’accessibilité, promesse initiale de la FAD, est l’apprentissage à son rythme et à temps choisi. L’expérience des FOAD montrent que dès lors que les activités synchrones et collaboratives sont multipliées dans un dispositif, celui-ci ne tient plus cette promesse. Les Moocs dont il a été fait témoignage avaient une durée de quelques semaines, des rendez-vous synchrones hebdomadaires, des activités à réaliser en collaboration. La possibilité d’aménager son temps d’apprentissage était donc limitée à choisir ses plages horaires au sein d’un calendrier prédéfini. C’est bien peu, surtout si l’on admet que chaque apprenant a un temps de maturation et d’assimilation différent. Les FOAD ont montré que seuls les dispositifs (bien rares en France mais plus fréquents au Québec, par exemple) permettant à un apprenant d’adapter son apprentissage à son rythme et à son temps disponible, sont ceux qui offrent la possibilité d’entrées et de sorties permanentes et des périodes larges pour compléter les activités. 

En guise de conclusion intermédiaire, je constate que si le modèle économique des moocs gagnerait à être davantage transparent, il est abusif de limiter leur ouverture et donc leur accessibilité au seul facteur financier. L’organisation du tutorat dans les moocs est susceptible de faciliter l’accueil d’apprenants éloignés de l’autodidaxie, voire de l’autoformation. L’organisation temporelle des moocs est un autre axe de réflexion à explorer pour leur permettre de justifier davantage leur ouverture et d’en améliorer l’accessibilité. L’introduction de services tutoraux et l’aménagement d’entrées et sorties permanentes sont des éléments qui impacteront forcément les coûts et potentiellement le modèle économique des moocs.

mardi 21 mai 2013

Présentation du Comité de Parrainage des 10 ans de t@d










 
Il me fait plaisir de vous annoncer que le Comité de Parrainage des 10 ans de t@d est désormais constitué. Il comprend 33 personnes issues de la Francophonie : enseignants-chercheurs, tuteurs, consultants, formateurs.

Voici les noms des personnes qui le composent : 

Lucie Audet, Christophe Batier, Yann Bergheaud, Caroline Brassard, Amaury Daele, Gérald Delabre, Brigitte Denis, Christian Depover, André-Jacques Deschênes, Nathalie Deschryver, Tété Enyon, Pierre Gagné, Christophe Gentil, Denis Gilbert, Viviane Glikman, France Henri, Geneviève Jacquinot, Nadine Jessel, Marcel Lebrun, Martin Maltais, Patrice Mouton, Cathia Papi, Sylvie Pelletier, Daniel Peraya, Jean-Luc Peuvrier, Jean-Jacques Quintin, Michel Richer, Stéphane Simonian, Sophie Touzé, Sylvain Vacaresse, Anna Vetter, Jacques Wallet.

lundi 8 avril 2013

Interventions tutorales structurelles et conjoncturelles. Par Jacques Rodet


Le scénario tutoral a pour objectif de positionner et de décrire les interventions tutorales dont vont bénéficier les apprenants dans un dispositif de formation hybride. Il est possible de distinguer deux grandes catégories d’interventions tutorales. Les premières, de nature essentiellement proactives, sont structurelles, c’est-à-dire qu’elles ponctuent les grandes étapes de la formation. Les secondes, proactives ou réactives, sont conjoncturelles c’est-à-dire qu’elles sont réalisées suite à un événement apprenant particulier. 

Dans les interventions structurelles, on retrouve principalement le premier contact entre le tuteur et le tutoré, la formalisation des objectifs personnels de l’apprenant, la contractualisation et la planification de son parcours individualisé de formation, les annonces relatives au déroulement de la formation, les interventions proactives visant les plans motivationnel, socio-affectif et métacognitif, des points intermédiaires d’avancée dans le parcours, le bilan de formation, etc.

Les interventions conjoncturelles peuvent intervenir soit après une sollicitation de l’apprenant soit à l’initiative du tuteur suite à l’examen des traces de l’apprentissage de l’apprenant. Dans le premier cas, ces interventions portent le plus souvent sur le plan cognitif et devraient être réalisées dans un délai rapide afin de permettre la poursuite de l’apprentissage. Dans le second cas, les interventions sont déclenchées par le constat d’une situation remarquable de l’apprenant dans son apprentissage. Cela peut concerner une absence de réalisation d’activités amenant une intervention tutorale à portée motivationnelle et métacognitive ; la remise d’un travail appelant une rétroaction du tuteur sur les réussites obtenues et les échecs, etc.

Lorsqu’un concepteur établit le scénario tutoral de sa formation, il doit donc dans un premier temps positionner les interventions structurelles. La planification des interventions conjoncturelles est plus délicate. Si les interventions proactives peuvent être identifiées, quantifiées et leur fréquence indiquée, les interventions conjoncturelles réactives ne peuvent être qualifiées que de manière plus générique, leur quantification correspond toujours à une estimation ou à un maximum horaire ou financier qui est annoncé à l’apprenant.

samedi 23 mars 2013

Inciter les apprenants à trouver leurs propres réponses. Par Jacques Rodet


Les apprenants à distance ont besoin du soutien de tuteurs à distance pour persévérer et atteindre leurs objectifs. Toutefois, les tuteurs ont à prendre garde de ne pas rendre les apprenants dépendants d'eux. Cette dépendance peut facilement être créée dès lors que les tuteurs apportent systématiquement des réponses aux apprenants sans les amener à essayer de les trouver par eux-mêmes. Les principes de la maïeutique socratique apportent un certain nombre de pistes à explorer. 

Il est également possible de prévoir un cheminement préalable pour les apprenants avant qu'ils sollicitent leurs tuteurs. A titre d'exemple, cela peut prendre la forme de consignes données à l'apprenant.

  • Situer en une phrase votre difficulté
  • Expliquer en quelques lignes votre difficulté
  • Quelles sont les causes qui font que vous êtes face à cette difficulté ?
  • Qu'avez-vous pensé ou fait pour résoudre cette difficulté ?
  • Quels ont été les résultats positifs et négatifs de vos actions ?
  • Quelles sont les autres pistes que vous pourriez explorer par vous-même ?
  • Quelles sont les personnes ressources de votre entourage qui sont susceptibles de vous aider à trouver une solution ?
  • Pensez-vous que d'autres personnes rencontrent la même difficulté  ?
  • Avez-vous échangé avec elles ?
  • Quelles sont les solutions qu'elles ont trouvées ?
  • Après avoir répondu à ces questions, est-ce que vous formulez toujours votre difficulté de la même manière ?
  • Qu'est-ce qui a changé ?
  • Si vous n'avez plus la même difficulté, recommencer le processus
  • Si c'est toujours la même difficulté, envoyez votre demande d'aide à votre tuteur en joignant vos réponses aux questions ci-dessus.

Dans de très nombreux cas, l'apprenant trouve ainsi, par lui-même, les moyens de solutionner sa difficulté. Un tel processus est également de nature à renforcer l'exercice de son autonomie par l'apprenant.

vendredi 15 février 2013

Composition du Comité d'organisation des 10 ans de t@d

Quelques jours après l'appel à la constitution du Comité d'organisation des actions marquant les 10 ans de t@d, celui-ci est désormais assemblé.

A l'image de t@d, il regroupe des personnes d'horizons variés. Originaire de 4 pays différents, certains sont des complices anciens, d'autres plus récents. Tous ont manifesté leur souhait de participer à cette nouvelle aventure de t@d et c'est avec grand plaisir que je vous les présente.


ALGERIE
Badeddrine Boussafsaf. Professeur d'Anatomie Humaine/Explorations endoscopiques à la Faculté de Médecine CHU Dr Ben Badis LA à Constantine. Auteur du Blog de t@d 

FRANCE
Corinne Allavoine-Morin. Titulaire d'un Master 2 en ingénierie de la e-formation, d’une maîtrise en Sciences de l’éducation et d’un DU en Santé publique, elle réalise actuellement une recherche doctorale.Parallèlement, elle accompagne les organisations vers le concept de « formation pour tous et tout au long de la vie» en partant de la complexité des accès au développement des compétences pour construire des architectures pédagogiques adaptées aux projets.
Jean-François Ceci.
Chargé de mission pédagogie numérique (TICE) - Enseignant TICE - Correspondant C2i1. Il travaille à l'Université de PAU et des Pays de l'Adour.

Eric Delcroix.Consultant à ED Productions, maitre de conférence associé (PAST) à l'université de Lille3 durant une dizaine d'années, fondateur des rencontres blog en nord.
Jean-Paul Moiraud. Enseignant dans le secondaire - Chercheur indépendant. A l'origine du blog consacré au tutorat dans les mondes virtuels. Auteur du Blog de t@d.
Catherine Roupie. Animatrice coordinatrice formateur au Centre Formation Profession Bancaire. Coach professionnel certifié. Auteur du n°1 de la revue Tutorales. 

MAROC
Fatima zahra Mezzat.
Professeur d’informatique du secondaire collégial au Maroc et professeur encadrant du Centre Régional des Métiers et de Formation. Formatrice TICE, tutrice au sein du dispositif COLLAB (CNIPE-Maroc).


QUEBEC
Esther Delisle.
Politologue, historienne et zoothérapeute. Tutrice à la Télé-université du Québec. Auteur du Blog de t@d.


Ce comité va collaborer à distance à partir de différents outils : une communauté G+ permettant des rencontres par Hangout, des documents Google Drive, des cartes conceptuelles avec Mind42.  

Nous nous ferons régulièrement l'écho de l'avancée de ses travaux ici même.

Cordialement, 
Jacques Rodet
Consultant-formateur FOAD, Maitre de conférence associé, initiateur et animateur de t@d


lundi 11 février 2013

Appel à la constitution d’un comité d’organisation des actions marquant les 10 ans de t@d

APPEL CLOTURE




En septembre 2013, t@d aura 10 ans ! 

Une cinquantaine d’entre vous, s’est retrouvée, en 2003, pour échanger et produire sur le tutorat à distance. Aujourd’hui la réalité de t@d est très différente. De communauté, il est devenu un réseau auquel on accède par son portail et les nombreux espaces du web social où il est présent. Ses participants se comptent en milliers et à titre d’exemple, le Blog de t@d est consulté chaque jour 200 fois en moyenne. Chaque numéro de la revue Tutorales fait l’objet de plusieurs milliers de téléchargements.

Ceux que l’histoire de t@d intéresse, peuvent se reporter à l’entretien que j’avais eu avec Geneviève Jacquinot, paru dans la revue Distances et Savoirs et désormais en accès libre à http://ds.revuesonline.com/gratuit/DS6_4_12_entretien_Jacquinot.pdf. J’y évoquais les différentes phases et mutations de t@d à l’occasion du lancement de la revue Tutorales.

Je m’interroge sur la meilleure manière de marquer cette dixième année d’existence et c’est pourquoi je me retourne vers vous, lecteurs, contributeurs et collaborateurs. Plusieurs pistes sont déjà entrevues mais je souhaiterais pouvoir en discuter plus avant avec ceux qui seraient intéressés à travailler avec moi à la préparation des actions envisageables au sein d’un comité d’organisation. A cet égard, il me semble opportun que le comité d’organisation soit à l’image des participants, soit des chercheurs, des tuteurs et d’autres personnes s’intéressant au tutorat à distance.

Toutes les bonnes volontés et les compétences sont donc les bienvenues !

Quelques principes peuvent déjà être retenus pour les futures actions : 

  1. t@d n’a pas d’existence en dehors des échanges numériques, il semble donc peu approprié d’organiser un séminaire « physique » et ce d’autant plus que les participants à t@d sont très dispersés géographiquement (Europe, Amérique, Afrique et dans une moindre mesure Asie). L’idée d’un séminaire en ligne n’est pas à rejetée et ce d’autant plus que les moyens de communication d’aujourd’hui le permettent plus aisément. Il resterait à examiner  les questions des modalités synchrone ou asynchrone, durée et temporalité.
  2. t@d propose trois modes de participation : informer, contribuer, collaborer. Il serait donc souhaitable que les actions envisagées puissent supporter les trois.
  3. t@d regroupe des personnes intéressées par le tutorat à distance quel que soit leur niveau d’expertise. Les actions devraient donc permettre tant aux néophytes, qu’aux praticiens et aux chercheurs de s’y associer.
  4. t@d est surtout connu par les productions écrites de ses participants. Aussi, la réalisation des actions devra être suivie ou conjointe à des publications.
  5. t@d s’est continument adapté aux nouvelles technologies et le dixième anniversaire peut être l’occasion d’investir de nouvelles pratiques ou d’adapter les espaces existants à de nouveaux usages.
  6. t@d n’existe que par les actions bénévoles et ne dispose d’aucun budget. Les actions envisagées ne devront donc pas engager de ressources financières.
  7. t@d est exclusivement francophone et le restera pour les actions envisagées.
Plus qu’un cérémonial, le dixième anniversaire doit constituer l’occasion de faire avancer la réflexion et la mutualisation des pratiques de tutorat à distance. J’invite donc chaleureusement chacune et chacun qui souhaite rejoindre le comité d’organisation à prendre contact avec moi d'ici le 17 février.


Au plaisir de vous lire !
Jacques Rodet